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La Nymphoplastie

A qui s’adresse la Nymphoplastie ?

La nymphoplastie compte parmi les chirurgies réparatrices dites de l’intime dont les publics féminins peuvent avoir recours. Découvrons dans quelles circonstances cette chirurgie plastique peut être mise en œuvre et les conditions de l’intervention.

L’origine de l’hypertrophie

La nymphoplastie est le nom donné à la chirurgie de réduction des petites lèvres du sexe féminin. Également baptisée labiaplastie, cette opération reconstructrice est réalisée dans le but de diminuer les lèvres développées de façon excessive et tombantes. Leur origine ? Ce phénomène s’explique par un développement excessif survenu pendant la puberté, éventuellement amplifié par les grossesses et accouchements, mais aussi par l’hypertrophie congénitale (de naissance).

Les indications

Des femmes qui se plaignent de gênes sexuelles et fonctionnelles ont notamment recours à la nymphoplastie. Nous faisons par exemple allusion aux patientes qui ressentent gêne et inconfort, et qui n’ont pas la possibilité de pratiquer l’équitation ou certaines autres disciplines sportives. Des publics font également appel à cette intervention pour des considérations esthétiques (correction du relâchement des lèvres dites pendantes). En France, environ 5 000 personnes font l’objet chaque année d’une chirurgie de l’intime, dont la réduction de l’hypertrophie des petites lèvres. La nymphoplastie ne présente pas de danger et a l’atout de ne pas laisser de traces visibles. S’il n’y a pas d’âge minimal, il est préconisé d’attendre la fin de la croissance pour réaliser une labiaplastie, qui ne vise en aucun cas à augmenter le plaisir sexuel chez la femme.

Consultations préalables

A l’occasion d’un examen gynécologique, le chirurgien évalue le degré d’hypertrophie, détermine une potentielle asymétrie, une hyperpigmentation ou encore met en évidence excédent de muqueuse au niveau des petites lèvres. Le praticien lui détaille le déroulement de l’intervention chirurgicale et lui livre les instructions avant, pendant et après l’acte de chirurgie de la nymphoplastie. Est fournie à la patiente un devis détaillé.

Déroulement de l’intervention

Les techniques

Seuls les chirurgiens plasticiens ayant une excellente connaissance anatomique et physiologique de cette zone doivent intervenir. Ils tirent principalement profit de deux techniques pour répondre à l’hypertrophie, c’est d’une part la nymphoplastie longitudinale, d’autre part la nymphoplastie triangulaire. La première, plus rapide à concrétiser, permet de retirer l’excès cutanéo-muqueux sur une grande partie de la longueur de la petite lèvre, en forme de croissant. La seconde lui est parfois privilégiée dans la mesure où elle préserve le bord libre des petites lèvres avec son anatomique spécifique, ce qui n’est pas le cas pour la nymphoplastie longitudinale. Cela étant, la nymphoplastie triangulaire s’avère moins adaptée aux hypertrophies les plus importantes. Dans les deux cas, la cicatrice est dissimulée voire invisible dans le résultat final. Effectuée en ambulatoire, l’intervention permet à la patiente de sortir généralement de la clinique le jour même.

Les suites de la nymphoplastie ou labiaplastie

Les suites opératoires ont le plus fréquemment l’avantage d’être peu douloureuses. Un arrêt de travail d’une semaine est susceptible d’être accordé par le chirurgien plasticien. Par ailleurs, pour favoriser la cicatrisation de la zone opérée les premiers jours, le port de tenues et sous-vêtements moulants, les bains, les activités sportives et l’activité sexuelle sont proscrits pendant 3 à 6 semaines.